Du côté de chez Swann · Détail ou motif évoqué
La figure de l’Envie chez Giotto
« […] L’Envie, elle, aurait eu davantage une certaine expression d’envie. Mais dans cette fresque-là encore, le symbole tient tant de place et est représenté comme si réel, le serpent qui siffle aux lèvres de l’Envie est si gros, il lui remplit si complètement sa bouche grande ouverte, que les muscles de sa figure sont distendus pour pouvoir le contenir, comme ceux d’un enfant qui gonfle un ballon avec son souffle, et que l’attention de l’Envie — et la nôtre du même coup — tout entière concentrée sur l’action de ses lèvres, n’a guère de temps à donner à d’envieuses pensées. […] »
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome I, Du côté de chez Swann, section 016, § 137.
Sources et références
Partie ou chapitre de la source : PREMIÈRE PARTIE COMBRAY · II
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Du côté de chez Swann
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