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Giotto

L’Injustice

Fresque · vers 1305

L’Injustice — GiottoAgrandir la reproduction ↗
Giotto — domaine public, via Wikimedia Commons Source de la reproduction ↗

L’œuvre au fil du roman

Les passages de la Recherche

2 passages réunis sur cette fiche, dans l’ordre du texte.

Du côté de chez Swann · Détail ou motif évoqué

L’Injustice parmi les figures de Giotto

« Malgré toute l’admiration que M. Swann professait pour ces figures de Giotto, je n’eus longtemps aucun plaisir à considérer dans notre salle d’études, où on avait accroché les copies qu’il m’en avait rapportées, cette Charité sans charité, cette Envie qui avait l’air d’une planche illustrant seulement dans un livre de médecine la compression de la glotte ou de la luette par une tumeur de la langue ou par l’introduction de l’instrument de l’opérateur, une Justice, dont le visage grisâtre et mesquinement régulier était celui-là même qui, à Combray, caractérisait certaines jolies bourgeoises pieuses et sèches que je voyais à la messe et dont plusieurs étaient enrôlées d’avance dans les milices de réserve de l’Injustice. […] »

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome I, Du côté de chez Swann, section 016, § 138.

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Sources et références

Partie ou chapitre de la source : PREMIÈRE PARTIE COMBRAY · II

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Du côté de chez Swann

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Révision 13425542 · 2023-07-22T21:57:00Z.

Transcription des contributeurs de Wikisource, réutilisée sous CC BY-SA 3.0. Notice de provenance

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Du côté de chez Swann · Détail ou motif évoqué

L’« Injuste » de Giotto

« […] Mais celui de M. de Saint-Candé, entouré d’un gigantesque anneau, comme Saturne, était le centre de gravité d’une figure qui s’ordonnait à tout moment par rapport à lui, dont le nez frémissant et rouge et la bouche lippue et sarcastique tâchaient par leurs grimaces d’être à la hauteur des feux roulants d’esprit dont étincelait le disque de verre, et se voyait préférer aux plus beaux regards du monde par des jeunes femmes snobs et dépravées qu’il faisait rêver de charmes artificiels et d’un raffinement de volupté ; et cependant, derrière le sien, M. de Palancy qui, avec sa grosse tête de carpe aux yeux ronds, se déplaçait lentement au milieu des fêtes en desserrant d’instant en instant ses mandibules comme pour chercher son orientation, avait l’air de transporter seulement avec lui un fragment accidentel, et peut-être purement symbolique, du vitrage de son aquarium, partie destinée à figurer le tout qui rappela à Swann, grand admirateur des Vices et des Vertus de Giotto à Padoue, cet Injuste à côté duquel un rameau feuillu évoque les forêts où se cache son repaire. »

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome I, Du côté de chez Swann, section 064, § 800.

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Sources et références

Partie ou chapitre de la source : DEUXIÈME PARTIE UN AMOUR DE SWANN

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Du côté de chez Swann

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