Du côté de chez Swann · Rapprochement discuté
La Justice parmi les figures de Giotto
« Malgré toute l’admiration que M. Swann professait pour ces figures de Giotto, je n’eus longtemps aucun plaisir à considérer dans notre salle d’études, où on avait accroché les copies qu’il m’en avait rapportées, cette Charité sans charité, cette Envie qui avait l’air d’une planche illustrant seulement dans un livre de médecine la compression de la glotte ou de la luette par une tumeur de la langue ou par l’introduction de l’instrument de l’opérateur, une Justice, dont le visage grisâtre et mesquinement régulier était celui-là même qui, à Combray, caractérisait certaines jolies bourgeoises pieuses et sèches que je voyais à la messe et dont plusieurs étaient enrôlées d’avance dans les milices de réserve de l’Injustice. […] »
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome I, Du côté de chez Swann, section 016, § 138.
Sources et références
Partie ou chapitre de la source : PREMIÈRE PARTIE COMBRAY · II
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Du côté de chez Swann
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