À l’ombre des jeunes filles en fleurs · Détail ou motif évoqué
La Légende de sainte Ursule de Carpaccio
« […] Il y avait des joutes sur l’eau, comme ici, données généralement en l’honneur de quelque ambassade pareille à celle que Carpaccio a représentée dans la Légende de Sainte Ursule. Les navires étaient massifs, construits comme des architectures, et semblaient presque amphibies comme de moindres Venises au milieu de l’autre, quand amarrés à l’aide de ponts volants, recouverts de satin cramoisi et de tapis persans ils portaient des femmes en brocart cerise ou en damas vert, tout près des balcons incrustés de marbres multicolores où d’autres femmes se penchaient pour regarder, dans leurs robes aux manches noires à crevés blancs serrés de perles ou ornés de guipures. […] »
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome II, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, section 169, § 737.
Sources et références
Partie ou chapitre de la source : Troisième partie
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À l’ombre des jeunes filles en fleurs
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