Albertine disparue · Œuvre nommée
La femme âgée de la Sainte Ursule
« […] Une heure est venue pour moi où quand je me rappelle ce baptistère, devant les flots du Jourdain où St Jean immerge le Christ - tandis que la gondole nous attendait devant la Piazzetta, il ne m'est pas indifférent que dans cette fraîche pénombre, à côté de moi il y eût une femme drapée dans son deuil avec la ferveur respectueuse et enthousiaste de la femme âgée qu'on voit à Venise dans la Ste Ursule de Carpaccio, et que cette femme aux joues rouges, aux yeux tristes, dans ses voiles noirs, et que rien ne pourra plus jamais faire sortir pour moi de ce sanctuaire doucement éclairé de St Marc où je suis sûr de la retrouver parce qu'elle y a sa place réservée et immuable comme une mosaïque, ce soit ma mère. […] »
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome VI, Albertine disparue, section 477, § 224.
Sources et références
Partie ou chapitre de la source : CHAPITRE III Séjour à Venise
Les sections et paragraphes sont les repères du lecteur SAMP. Les numéros des images du fac-similé ne constituent pas une pagination imprimée.
Albertine disparue
Transcription Wikisource ↗Révision 12158871 · 2022-01-18T08:02:09Z.
Transcription des contributeurs de Wikisource, réutilisée sous CC BY-SA 3.0. Notice de provenance
Aucune page de fac-similé n’est renseignée pour ces paragraphes.
Fac-similés du tome :
Retrouver chaque paragraphe du passage :
