28 gennaio 2021
Mostra «Les assises du temps perdu»
1 febbraio 2021 – 12 febbraio 2021
Mostra «Les assises du temps perdu»
di Anthony Guerrée
con Atelier Jespers presso Cornette de Saint Cyr
dal 1o al 12 febbraio 2021
dal lunedì al venerdì, ore 10-18
sabato, ore 11-18
CORNETTE DE SAINT CYR
6, avenue Hoche
75008 PARIGI
Il nostro associato Anthony Guerrée è lieto di annunciare la mostra «Les Assises du Temps Perdu». Attraverso una serie di sedie scultoree mette in luce i protagonisti del celebre romanzo di Marcel Proust À la recherche du temps perdu. La mostra, curata dal gallerista di Bruxelles Jean-François Declercq (Atelier Jespers) in collaborazione con la casa d’aste Cornette de Saint Cyr, è ospitata nella dimora parigina di quest’ultima dal 1o al 12 febbraio 2021.
«Ho letto Proust come si fa un sogno e ho ben presto desiderato conservarne una traccia, fissare la mia percezione dei personaggi rendendoli visibili e dando loro un posto reale nello spazio, dando loro una seduta.»
Se le arti decorative abbondano nella letteratura proustiana per dare corpo ai personaggi, l’obiettivo di Anthony Guerrée è stato quello di tradurre in sedie i tratti e gli atteggiamenti di Albertine, Elstir, Odette, Swann, Verdurin, Vinteuil, Charlus e Saint-Loup, grazie a un’ampia gamma di materiali espressivi, forme grafiche e texture singolari.
La mostra si tiene nella dimora, dove le sedute scultoree sembrano dialogare tra loro dall’alto dei podi. L’allestimento invita il visitatore a incontrare queste sedie-personaggio, accompagnate da citazioni del romanzo. La sontuosa cornice evoca la giovinezza di Proust nell’appartamento familiare poco distante, di fronte al Parc Monceau, nei cui viali è facile immaginare i protagonisti a passeggio. Uno scenario romanzesco che ci immerge immediatamente nell’universo proustiano.
La dimora Cornette de Saint Cyr
La casa editrice e rivista letteraria Bouclard dedica al progetto un volume, pubblicato in esclusiva nella collana «L’officine, cabinet de curiosités littéraires». Questa edizione limitata riunisce i disegni delle sedie, le citazioni di Marcel Proust che le hanno ispirate, gli appunti di ricerca e i testi che descrivono ogni personaggio. Il libro, all’incrocio tra letteratura e design, sarà in vendita durante la mostra.
Prefazione di Jérôme Bastianelli, presidente della Société des Amis de Marcel Proust, e postfazione di Emilie Houssa.

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«Je savais que je ne possèderais pas cette jeune cycliste si je ne possédais aussi ce qu’il y avait dans ses yeux. Et c’était par conséquent toute sa vie qui m’inspirait du désir ; désir douloureux, parce que je le sentais irréalisable, mais enivrant, parce que ce qui avait été jusque-là ma vie ayant brusquement cessé d’être ma vie totale, n’étant plus qu’une petite partie de l’espace étendu devant moi que je brûlais de couvrir, et qui était fait de la vie de ces jeunes filles, m’offrait ce prolongement, cette multiplication possible de soi-même, qui est le bonheur.»
À l’ombre des jeunes filles en fleurs

Albertine
«L’atelier d’Elstir m’apparut comme un laboratoire d’une sorte de nouvelle création du monde, où, du chaos que sont toutes les choses que nous voyons, il avait tiré, en peignant sur divers rectangles de toile qui étaient posés dans tous les sens, ici une vague de la mer écrasant avec colère sur le sable son écume lilas, là un jeune homme...»
À l’ombre des jeunes filles en fleurs

Elstir
«Cette opinion de mes parents sur les relations de Swann leur parut ensuite confirmée par son mariage avec une femme de la pire société, presque une cocotte que, d’ailleurs, il ne chercha jamais à me présenter, continuant à venir seul chez nous, quoique de moins en moins, mais d’après laquelle ils crurent pouvoir juger -- supposant que c’était là qu’il l’avait prise -- le milieu, inconnu d’eux, qu’il fréquentait habituellement.»
Du côté de chez Swann

Swann
«De cette musique de Vinteuil des phrases inaperçues chez Madame Verdurin, larves obscures alors indistinctes, devenaient d’éblouissantes architectures.»
Le Temps retrouvé

Vinteuil
«Mais, monsieur Swann, vous ne partirez pas sans avoir touché les petits bronzes des dossiers. Est-ce assez doux comme patine ? Mais non, à pleines mains, touchez-les bien.
- Ah ! si madame Verdurin commence à peloter les bronzes, nous n’entendrons pas de musique ce soir, dit le peintre.
- Taisez-vous, vous êtes un vilain. Au fond, dit-elle en se tournant vers Swann, on nous défend à nous autres femmes des choses moins voluptueuses que cela. Mais il n’y a pas une chair comparable à cela !»
Du côté de chez Swann

Mme Verdurin
Fotografie delle sedie di Roland Tisserand presso Atmosphères d’ailleurs
fotografie del libro di Papier Plié

